Sage-femme à Besançon :
une profession médicale d'avenir

Devenir sage-femme à Besançon
Guide complet

Si vous préparez votre première année à Besançon et que la profession de sage-femme vous attire, ce guide vous donnera une vision claire et complète du cursus, des possibilités de spécialisation, des écoles accessibles en France et des clés pour réussir votre accès à cette filière.

La sage-femme, une
professionnelle médicale

En France, la sage-femme est l’unique professionnelle de santé — autre que le médecin — à disposer d’une compétence médicale légalement définie. Elle peut poser des diagnostics, prescrire des médicaments, réaliser des actes gynécologiques et prendre en charge de façon autonome une grossesse physiologique, un accouchement et le suivi postnatal.
Ce statut médical, renforcé par la réforme de 2024 qui a allongé le cursus à 6 ans et institué le titre de Docteur en Maïeutique, traduit une reconnaissance institutionnelle forte. La sage-femme n’est pas une auxiliaire médicale : elle est une praticienne à part entière, avec ses propres responsabilités et son propre champ d’expertise.

Sommaire

Le cursus de sage-femme :
6 ans après le bac

Depuis la réforme entrée en vigueur en 2024, les études de sage-femme s’étendent sur 6 années après le baccalauréat, organisées en trois cycles progressifs. Cette évolution aligne la maïeutique sur les exigences des autres professions médicales et consacre l’expertise clinique des sages-femmes.

Première année :
accès via PASS ou LAS

2ème et 3ème année :
fondations scientifiques et premiers stages

4ème et 5ème année :
montée en compétences cliniques

6ème année :
obtention du Diplôme d'État

La dernière année de formation comprend deux semestres en autonomie supervisée, avec des responsabilités accrues en milieu hospitalier. L’étudiant y rédige et soutient sa thèse d’exercice, qui valide l’ensemble du parcours.

Les écoles de
maïeutique en France

Les écoles de sages-femmes sont intégrées aux Facultés de Médecine ou aux CHU. En voici la liste complète par région, avec le nombre de places indicatif :
Tableau des villes et établissements 2025
Ville Établissement Places (indicatif)

Et à Besançon
spécifiquement ?

L’école de maïeutique de Besançon propose environ 30 places accessibles via les filières PASS, LAS (L1, L2, L3) et passerelle. La concurrence est significative : dans une université de taille intermédiaire, chaque place est convoitée par un nombre élevé de candidats issus des PASS et LAS locaux, mais aussi par des candidats en réorientation ou en passerelle (infirmiers, kinésithérapeutes…).

Les débouchés après le
diplôme de sage-femme

Le secteur
hospitalier

La majorité des sages-femmes exercent en établissement hospitalier public (CHU, CH) ou privé (cliniques). Elles y prennent en charge les salles de naissance, les services de suites de couches, de néonatologie, de consultations prénatales ou de PMA. Le travail s’effectue en équipe pluridisciplinaire, avec des horaires postés incluant nuits et week-ends.

L'exercice libéral,
en forte progression

De plus en plus de sages-femmes choisissent l’installation en cabinet libéral, seule ou en maison de santé pluriprofessionnelle. Ce mode d’exercice offre une grande autonomie dans l’organisation du travail : consultations gynécologiques, préparation à la naissance, rééducation périnéale, visites à domicile, téléconsultations. À Besançon comme dans de nombreuses villes moyennes, la demande en sages-femmes libérales est forte.

La puériculture,
la PMI et le secteur médico-social

La sage-femme peut également exercer en PMI (Protection Maternelle et Infantile), en centre de planification familiale ou au sein d’associations spécialisées dans l’accompagnement des familles vulnérables, la lutte contre les violences faites aux femmes ou la prévention périnatale.

L'enseignement et
la recherche

Avec le nouveau grade doctoral, les sages-femmes peuvent désormais accéder plus naturellement aux carrières universitaires — enseignement en école de maïeutique, maîtrise de conférences des universités — et aux projets de recherche clinique en périnatalité.

L'humanitaire et
l'international

Des organisations comme MSF, l’UNFPA ou le Croissant-Rouge recrutent régulièrement des sages-femmes pour des missions en zones de crise ou dans des pays à forte mortalité maternelle. Une vocation exigeante mais profondément engagée.

Quel salaire pour
une sage-femme

La rémunération varie sensiblement selon le secteur d’exercice, l’ancienneté et la localisation géographique.
Secteur
Début de carrière
Fin de carrière
Hôpital public (FPH)
2 200 à 2 600 € bruts/mois
3 800 à 4 800 € bruts/mois (+ primes de nuit, garde, astreinte)
Clinique privée
2 400 à 2 900 € bruts/mois
4 000 à 5 200 € bruts/mois
Libéral
2 000 à 3 200 € bruts/mois (variable)
4 500 à 7 500 € bruts/mois selon patientèle

Qualités essentielles
de la sage-femme

Questions fréquentes sur
les études de maïeutique

Pas tout à fait, mais les frontières sont plus proches qu’on ne le pense. La sage-femme est compétente pour l’ensemble des situations physiologiques : grossesse normale, contraception, dépistage, gynécologie préventive. Le gynécologue-obstétricien, en tant que médecin spécialiste, prend en charge les situations pathologiques, réalise des interventions chirurgicales (césariennes, hystérectomies…) et traite les pathologies gynécologiques complexes. Dans les faits, les deux professionnels travaillent souvent en complémentarité.
Oui, sans restriction légale. La profession est ouverte à tous, quel que soit le genre. Le terme de « sage-femme » reste le titre légal officiel en France, mais certains praticiens hommes utilisent le terme de « maïeuticien ». Leur nombre reste minoritaire mais croît progressivement dans les promotions depuis plusieurs années.
Oui, sous certaines conditions. Des dispositifs de passerelle permettent aux professionnels de Santé d’accéder directement en 2ème année de maïeutique sans passer par la première année de santé. Ces places sont limitées et la sélection s’effectue sur dossier et entretien. Si vous êtes dans cette situation, renseignez-vous directement auprès de l’UFR Santé de Besançon pour connaître les critères d’éligibilité et les dates de candidature en vigueur.
Oui, et c’est l’un des atouts souvent sous-estimés de cette profession. À l’hôpital, le temps partiel est possible à partir d’un certain niveau d’ancienneté, même si les contraintes de service peuvent le limiter. En libéral, l’organisation est entièrement à la main de la praticienne : certaines sages-femmes choisissent de ne proposer que certains actes sur des plages horaires choisies. C’est l’un des modes d’exercice qui offre le plus de flexibilité à long terme, notamment pour les praticiens qui souhaitent concilier vie professionnelle et vie personnelle.

En savoir plus

Vous souhaitez en savoir plus ? Pour toutes informations complémentaires, veuillez nous contacter par téléphone au 03 81 82 10 50 ou par e-mail à besancon@biomedal.fr.

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