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Faire médecine à Besançon :
tout comprendre du cursus, des spécialités et de l'internat
Faire médecine à Besançon :
cursus, spécialités et internat
- Mis à jour le 25/06/2026
Accueil Études de santé Médecine
Introduction au métier
de médecin
Sommaire
- Médecine
Le cursus médical en France :
une formation en trois cycles
Les études de médecine s’organisent en trois cycles successifs, chacun avec ses propres enjeux, ses propres épreuves et ses propres rythmes. En pratique, la durée totale varie entre 9 et 12 ans après le baccalauréat selon la spécialité visée, ce qui en fait l’une des formations les plus longues du système universitaire français.
Cycle | Années | Contenu | Diplôme obtenu |
|---|---|---|---|
1er cycle | Bac+1 à Bac+3 | Sélection + sciences médicales fondamentales | DFGSM (grade licence) |
2ème cycle | Bac+4 à Bac+6 | Externat : formation clinique hospitalière | DFASM (grade master) |
3ème cycle | Bac+7 à Bac+12 | Exercice général (omnipratique) | Diplôme d’État de Docteur en Médecine |
- Ce cadre national s'applique à toutes les facultés de médecine, y compris à l'UFR Santé de l'Université de Franche-Comté à Besançon.
- Médecine
Premier cycle :
de la sélection aux fondamentaux médicaux
L'accès aux études de médecine :
PASS ou LAS ?
- Depuis la réforme de 2020, la sélection en médecine ne passe plus par la PACES mais par deux dispositifs distincts, tous deux proposés à l'Université de Franche-Comté :
- Le PASS (Parcours d’Accès Spécifique Santé) est une année universitaire consacrée à hauteur de deux tiers aux enseignements de santé (anatomie, biologie cellulaire, biochimie, physiologie, pharmacologie, sciences humaines et sociales) complétée par une mineure disciplinaire à choisir parmi les options de l'université. Ainsi, c'est la voie la plus directe : une seule année, une seule tentative principale, un objectif clair. Elle convient aux étudiants dont le projet médical est solidement construit et qui sont prêts à s'investir à 100 % dès la rentrée.
- La LAS (Licence Accès Santé) combine une licence classique (sciences pour la santé, STAPS, droit, psychologie…) avec une UE santé spécifique, et permet de candidater en médecine à l'issue de la 1ère, 2ème ou 3ème année de licence. En revanche, cette voie offre davantage de souplesse et une double orientation possible : si la candidature en santé n'aboutit pas, l'étudiant conserve sa licence. Elle est particulièrement adaptée aux profils qui souhaitent sécuriser leur avenir ou qui ont besoin de plus de temps pour confirmer leur projet.
- Dans les deux cas, la concurrence est réelle et le niveau d'exigence élevé. Ainsi, se faire accompagner par une prépa santé à Besançon comme BIOMEDAL permet d'aborder cette année avec une méthodologie éprouvée, des entraînements réguliers calés sur le programme de l'Université de Franche-Comté, et un suivi individualisé tout au long de l'année.
2ème et 3ème année :
construire les fondations médicales
- Une fois la sélection franchie, les étudiants intègrent la 2ème année du premier cycle. Ces deux années posent les bases scientifiques sur lesquelles l'ensemble de la formation clinique sera construit :
- Anatomie descriptive et topographique
- Histologie et cytologie
- Physiologie des grands systèmes
- Biochimie et biologie moléculaire
- Pharmacologie générale
- Microbiologie et immunologie
- Sémiologie médicale et chirurgicale
- Santé publique, épidémiologie et biostatistiques
- Sciences humaines, éthique et droit médical
- Par ailleurs, un stage infirmier d'au moins quatre semaines est obligatoire dès la 2ème année, complété par des stages d'observation hospitaliers progressifs. Ce premier contact avec le milieu hospitalier est fondateur : il confronte l'étudiant à la réalité du métier bien avant les responsabilités cliniques de l'externat.
- Le premier cycle s'achève à la fin de la 3ème année par l'obtention du DFGSM (Diplôme de Formation Générale en Sciences Médicales), premier jalon universitaire du cursus médical, reconnu au grade de licence.
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Deuxième cycle :
l'externat, coeur de la formation clinique
4ème, 5ème et 6ème année :
apprendre la médecine au lit du patient
- Concrètement, l'étudiant quitte progressivement l'amphithéâtre pour passer l'essentiel de son temps à l'hôpital, dans des stages semestriels qui couvrent l'ensemble des grandes disciplines médicales et chirurgicales.
- Au CHU de Besançon et dans les hôpitaux affiliés à l'Université de Franche-Comté, l'externe passe successivement dans des services de médecine interne, cardiologie, pneumologie, neurologie, gastro-entérologie, chirurgie, urgences, pédiatrie, gynécologie-obstétrique, psychiatrie, gériatrie et bien d'autres.
- De plus, ces rotations ont un double objectif : découvrir la diversité des spécialités pour affiner son orientation, et consolider progressivement les compétences cliniques (interrogatoire, examen physique, raisonnement diagnostique, prescription).
- L'étudiant acquiert dès la 4ème année le statut d'étudiant hospitalier rémunéré, ce qui représente une reconnaissance officielle de son implication dans le fonctionnement des services.
Les EDN et les ECOS :
la nouvelle architecture du classement
- En pratique, la 6ème année est l'année charnière du cursus... Elle qui conditionne l'accès à l'internat et le choix de la spécialité. L'ancien concours des ECN a été profondément remanié, et l'évaluation repose désormais sur trois composantes distinctes :
- Les EDN (Épreuves Dématérialisées Nationales) - 60 % de la note finale : épreuves écrites dématérialisées, organisées en octobre de la 6ème année. Elles évaluent les connaissances théoriques sur l'ensemble des items du programme national de médecine. En pratique, la préparation aux EDN commence dès la 4ème année et s'intensifie progressivement jusqu'à l'épreuve.
- Les ECOS (Examens Cliniques Objectifs Structurés) - 30 % de la note finale : mises en situation clinique standardisées, organisées au printemps. L'étudiant passe en revue une série de stations où il doit démontrer ses compétences pratiques : annoncer un diagnostic, conduire un entretien, réaliser un geste technique, gérer une urgence simulée. Les ECOS évaluent ce que les écrits ne peuvent pas mesurer : la posture clinique, la communication avec le patient, la hiérarchisation des priorités.
- Le parcours de formation - 10 % de la note finale, plafonné à 60 points : ce troisième volet valorise l'ensemble du parcours académique et extracurriculaire de l'étudiant. Plus précisément, par l'engagement associatif, mobilité internationale, maîtrise de l'anglais médical, expériences de stage remarquables. Un levier souvent sous-estimé, mais qui peut faire la différence entre deux candidats au classement très proche.
- Point important : Le rang obtenu à l'issue de ces trois épreuves détermine à la fois la spécialité et le CHU d'affectation pour l'internat. Les meilleurs classements ouvrent l'accès aux spécialités les plus sélectives dans les CHU les plus prisés. Concrètement, la préparation aux EDN doit être intégrée dans la stratégie de l'étudiant bien avant la 6ème année.
- Le deuxième cycle s'achève par l'obtention du DFASM (Diplôme de Formation Approfondie en Sciences Médicales), reconnu au grade de master.
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Troisième cycle :
l'internat, vers la spécialisation médicale
Comment fonctionne l'internat
en france ?
- L'internat est la phase de spécialisation du cursus. Il débute après l'affectation consécutive aux EDN et dure entre 4 et 6 ans selon la spécialité choisie. Durant cette période, l'interne alterne des stages semestriels dans différents services hospitaliers, gagne progressivement en autonomie clinique tout en restant supervisé par des praticiens seniors, et construit une expertise approfondie dans sa discipline.
- Par ailleurs, l'interne est rémunéré tout au long de cette période, avec une progression salariale par semestre. Sa rémunération comprend une indemnité de base, des compléments pour les gardes et les astreintes, et peut être augmentée par des activités de recherche ou d'enseignement.
- En conclusion, l'internat se finit par la rédaction et la soutenance d'une thèse d'exercice devant un jury de médecins, qui valide l'ensemble du parcours et ouvre l'accès au titre de Docteur en Médecine.
Les 44 spécialités médicales
accessibles après les EDN
- Le classement aux EDN ouvre l'accès à 44 spécialités, regroupées en 13 groupes depuis la réforme de 2024. En voici un panorama organisé par grande famille :
| Spécialité ↕ | Type ↕ | Difficulté EDN ↕ | Durée internat ↕ |
|---|
Quelles sont les spécialités
les plus sélectives ?
- La sélectivité d'une spécialité dépend du nombre de postes ouverts au niveau national et du nombre de candidats qui la visent. De plus, les spécialités traditionnellement les plus difficiles à obtenir sont celles qui cumulent peu de postes et une forte attractivité :
- Chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique : la plus sélective depuis plusieurs années
- Ophtalmologie : très prisée, peu de postes
- Dermatologie : forte demande, postes limités
- Chirurgie maxillo-faciale : recrutement très restreint
- Maladies infectieuses et tropicales : montée en attractivité post-Covid
- À l'inverse, certaines spécialités peinent à recruter et offrent des perspectives d'installation rapide, notamment en zones sous-dotées : médecine générale, psychiatrie, gériatrie, médecine d'urgence.
Après l'internat :
les options post-diplôme
- Le Diplôme d'État de Docteur en Médecine n'est pas nécessairement un point d'arrivée. C'est pour cela que de nombreux médecins choisissent de compléter leur formation par :
- Un DESC (Diplôme d'Études Spécialisées Complémentaires) pour acquérir une surspécialisation (médecine de la douleur, médecine du sport, soins palliatifs…)
- Un DU ou DIU universitaire dans un domaine précis (échographie, nutrition, addiction, thérapies cognitives…)
- Un Master ou un Doctorat de recherche pour s'orienter vers la carrière hospitalo-universitaire
- Un Fellowship à l'étranger pour se former à des techniques chirurgicales ou des protocoles non encore disponibles en France
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Quelle rémunération pour un
médecin en France ?
Pendant
les études
Statut | Rémunération mensuelle brute |
|---|---|
Externe 2ème cycle | ~ 200 à 400 € (indemnités de stage) |
Interne 3ème cycle | ~ 1 800 à 3 200 € selon le semestre + gardes |
En
exercice
Mode d’exercice | Début de carrière | Évolution |
|---|---|---|
Médecin hospitalier public | 3 500 à 4 500 € bruts/mois | 5 500 à 8 000 € + primes de garde |
Médecin libéral Secteur 1 | 4 000 à 6 000 € bruts/mois | Variable selon patientèle |
Médecin libéral Secteur 2 | 5 000 à 10 000 € bruts/mois | Très variable selon spécialité et localisation |
Médecin salarié (clinique, entreprise, assurance) | 4 000 à 7 000 € bruts/mois | Selon ancienneté et employeur |
- Rappel : Les chiffres du libéral sont des revenus bruts avant charges sociales (URSSAF, retraite, assurance professionnelle…). En réalité, le revenu net effectif est généralement inférieur de 30 à 45 % selon le statut et les charges.
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Les facultés de médecine
en France
- Aujourd'hui, plus d’une trentaine d’universités proposent un cursus de médecine. On retrouve ces universités dans les villes suivantes :
| Ville ↕ | Université ↕ |
|---|
- A l'issue d'un PASS ou d'une L.AS à Besançon, l'étudiant(e) peut rejoindre les études de médecine à Besançon.
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Questions fréquentes sur
les études de médecine à Besançon
Quelle est la différence concrète entre les EDN et les anciens ECN ?
- Les ECN (Épreuves Classantes Nationales) étaient un concours écrit unique, organisé en juin de la 6ème année, dont le seul résultat déterminait le classement. À l'inverse, le nouveau système EDN/ECOS est plus complet : il intègre des épreuves cliniques pratiques (les ECOS), valorise le parcours de l'étudiant, et répartit l'évaluation sur l'ensemble de l'année.
- L'objectif affiché est de mieux sélectionner des médecins compétents cliniquement, et pas seulement des candidats habiles à répondre à des QCM. En pratique, cela signifie qu'un bon classement nécessite désormais à la fois une solide base théorique et une vraie maîtrise des situations cliniques.
Peut-on redoubler en médecine à Besançon ?
- La question du redoublement dépend du cycle.
- En PASS, une seule tentative est possible via cette filière (avec possibilité de repasser via une LAS 2 l'année suivante).
- En LAS, jusqu'à deux tentatives sont autorisées sur trois ans. Une fois admis en 2ème année de médecine, des dispositions de redoublement existent mais sont encadrées : elles varient selon les années et les règles propres à l'UFR Santé de Besançon.
- En cas de difficultés persistantes, un accompagnement pédagogique individuel peut être proposé par la faculté.
Est-il possible de faire son internat à Besançon après ses études à Besançon ?
Quelle spécialité choisir quand on ne sait pas encore ?
- C'est une question que se posent la majorité des étudiants en début de cursus et c'est parfaitement normal. L'externat est précisément conçu pour permettre cette découverte progressive. Les stages dans les différentes spécialités sont l'occasion de tester ses affinités, de rencontrer des praticiens qui exercent des métiers très différents, et d'identifier ce qui vous correspond vraiment.
- D'ailleurs, de nombreux médecins racontent que leur spécialité finale n'était pas celle qu'ils envisageaient en entrant en médecine. C'est pourquoi la meilleure stratégie en début de cursus est de se former le plus solidement possible. Un bon classement aux EDN donne accès à plus d'options au moment du choix.
Combien y a-t-il de places en médecine à Besançon ?
Le nombre de places accessibles via le PASS et les LAS à l’Université de Franche-Comté est fixé chaque année par arrêté ministériel. À titre indicatif, la faculté de médecine de Besançon accueille environ 400 étudiants en 2ème année, tous cursus et filières confondues. En pratique, ce chiffre est susceptible d’évoluer chaque année : consultez le site de l’UFR Santé de Besançon ou Parcoursup pour les données en vigueur lors de votre candidature.
En savoir plus
Vous souhaitez en savoir plus ? Pour toutes informations complémentaires, veuillez nous contacter par téléphone au 03 81 82 10 50 ou par e-mail à besancon@biomedal.fr.