- Débouchés
Études de chirurgie dentaire à Besançon :
cursus, spécialisations et débouchés
- Mis à jour le 22/06/2026
À Besançon, les études de chirurgie dentaire s’effectuent à l’UFR Santé de l’Université de Franche-Comté. Ce guide vous présente de façon complète le cursus d’odontologie.
Accueil Études de santé Odontologie
Le métier
de chirurgien-dentiste
Sommaire
- Odontologie
Le cursus d'odontologie :
6 ans de formation
Cycle | Durée | Contenu | Diplôme |
|---|---|---|---|
1er cycle | 3 ans (bac+1 à bac+3) | Sélection + sciences odontologiques fondamentales | DFGSO (grade licence) |
2ème cycle | 2 ans (bac+4 à bac+5) | Professionnalisation clinique | DFASO (grade master) |
3ème cycle (court) | 1 an (bac+6) | Exercice général (omnipratique) | Diplôme d’État de Chirurgien-Dentiste |
3ème cycle (long) | 3 à 4 ans (bac+6 à bac+9) | Internat (spécialisation) | DES (Orthodontie, Chirurgie orale ou MBD) |
- Odontologie
Premier cycle :
de la sélection aux fondamentaux
L'entrée en odontologie :
PASS ou LAS ?
- L'accès aux études de chirurgie dentaire à l'Université de Franche-Comté passe par la validation de la première année des études de santé, proposée sous deux formes depuis la réforme de 2020.
- Le PASS est la voie directe : une année consacrée aux deux tiers aux enseignements de santé, complétée par une mineure disciplinaire. Une seule tentative principale, un engagement total dès le départ.
- La LAS combine une licence classique et une UE santé spécifique, avec jusqu'à deux tentatives de candidature sur trois ans. Plus progressive, elle convient aux étudiants qui souhaitent sécuriser leur orientation.
- Dans les deux cas, la sélection est réelle et les places limitées. Se préparer avec une prépa santé calée sur le programme de l'Université de Franche-Comté représente un avantage décisif : c'est ce que propose BIOMEDAL à Besançon pour les étudiants en PASS et en LAS.
2ème et 3ème année :
poser les bases médicales et manuelles
- Une fois admis, les étudiants intègrent la 2ème année du premier cycle. Ces deux années associent formation théorique et initiation progressive aux gestes cliniques : une combinaison qui distingue d'emblée les études dentaires des autres cursus de santé.
- Les enseignements théoriques couvrent les sciences médicales générales (anatomie de la tête et du cou, physiologie, hématologie, radiologie, histologie des tissus dentaires, microbiologie bucco-dentaire, pharmacologie odontologique) et les sciences odontologiques fondamentales (cardiologie et parodontologie descriptive, pathologie dentaire, physiopathologie de la douleur bucco-dentaire).
- La formation pratique démarre dès la 2ème année par un stage infirmier obligatoire de 4 semaines, suivi d'une montée en charge progressive en travaux pratiques, ateliers de simulation et travaux dirigés. Sur des mannequins puis en conditions réelles supervisées, l'étudiant apprend à tenir un instrument, à travailler dans l'espace contraint de la cavité buccale, à maîtriser les gestes de préparation cavitaire et les protocoles d'asepsie.
- Cette dimension manuelle est fondamentale et souvent sous-estimée par les candidats : l'odontologie est une discipline qui exige une motricité fine, une coordination visuo-manuelle précise et une capacité à travailler confortablement dans une posture contraignante. Ces aptitudes se travaillent et s'acquièrent mais elles doivent être développées dès le premier cycle.
- Ce premier cycle s'achève à la fin de la 3ème année par l'obtention du DFGSO - Diplôme de Formation Générale en Sciences Odontologiques reconnu au grade de licence.
- Odontologie
Deuxième cycle :
la professionnalisation clinique
4ème et 5ème année :
apprendre à soigner de vrais patients
- Le deuxième cycle marque l'entrée dans la clinique au sens plein du terme. L'étudiant commence à prendre en charge des patients réels au sein du service d'odontologie du CHU de Besançon, sous supervision directe des enseignants praticiens. C'est une période d'apprentissage intense, où la maîtrise technique progresse rapidement au contact des cas variés que présente la patientèle hospitalière.
- Les enseignements théoriques du deuxième cycle approfondissent la pharmacologie clinique, la pathologie générale et systémique, la microbiologie appliquée aux infections bucco-dentaires, l'anatomie chirurgicale des maxillaires, et les disciplines odontologiques spécialisées : endodontie, parodontologie avancée, prothèse fixée et amovible, dentisterie pédiatrique, implantologie introductive, médecine buccale et urgences dentaires.
- La formation pratique s'intensifie progressivement sur des demi-journées hebdomadaires, puis davantage en 5ème année. L'étudiant réalise des soins conservateurs, des extractions, des prothèses provisoires, des détartrages et des traitements canalaires. Il apprend à gérer la relation avec le patient ( l'anesthésie locale, la gestion de l'anxiété, la communication sur les plans de traitement) autant qu'à maîtriser les gestes techniques.
- Le deuxième cycle s'achève à la fin de la 5ème année par l'obtention du DFASO - Diplôme de Formation Approfondie en Sciences Odontologiques reconnu au grade de master.
- Odontologie
Troisième cycle :
exercice général ou spécialisation ?
Le cycle court :
devenir chirurgien-dentiste en 6 ans
Ce diplôme ouvre immédiatement l’accès à l’exercice professionnel : installation en cabinet libéral, poste salarié en centre de santé, exercice hospitalier ou collaboration avec un praticien. L’omnipraticien peut prendre en charge l’ensemble des actes bucco-dentaires courants tels que les soins conservateurs, extractions simples, prothèse, parodontologie, pédodontie et orienter les cas complexes vers des spécialistes.
Le cycle long :
l'internat pour se spécialiser
- Odontologie
Les trois spécialisations
accessibles par l'internat
L'orthopédie dento-faciale :
corriger, aligner, équilibrer
L’orthodontiste intervient à tous les âges : dès l’enfance pour guider la croissance osseuse, à l’adolescence pour corriger les malpositions dentaires, et chez l’adulte pour des traitements orthodontiques purs ou en préparation d’une chirurgie orthognathique combinée. Son arsenal thérapeutique comprend les appareils fixes (brackets métalliques ou esthétiques), les appareils amovibles, les aligneurs transparents (type Invisalign) et les dispositifs d’ancrage osseux.
- Durée de l'internat : 3 ans
- Diplôme obtenu : DESODF - Diplôme d'Études Spécialisées en Orthopédie Dento-Faciale
- Durée totale du cursus : 8 ans après le baccalauréat
- L'orthodontie est la spécialisation la plus prisée en termes de conditions d'exercice libéral. Le nombre de postes ouverts à l'internat est limité, ce qui en fait la plus sélective des trois voies.
La médecine bucco-dentaire :
explorer la complexité
La médecine bucco-dentaire (MBD) est une spécialité médicale à part entière, centrée sur le diagnostic et la prise en charge des pathologies complexes de la cavité buccale qui dépassent le champ de l’omnipratique courante.
Le spécialiste en MBD traite les infections bucco-dentaires sévères, les pathologies des muqueuses (ulcérations, leucoplasies, lichens, tumeurs bénignes), les troubles de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM), les douleurs oro-faciales chroniques, les complications bucco-dentaires des traitements oncologiques (radiothérapie cervico-faciale, chimiothérapie), et assure le suivi bucco-dentaire des patients immunodéprimés ou polymédicamentés.
- Durée de l'internat : 3 ans
- Diplôme obtenu : DESMBD - Diplôme d'Études Spécialisées en Médecine Bucco-Dentaire
- Durée totale du cursus : 8 ans après le baccalauréat
- Cette spécialité s'exerce essentiellement en milieu hospitalier et universitaire, souvent en lien étroit avec des équipes pluridisciplinaires (oncologues, rhumatologues, dermatologues). Elle convient aux praticiens qui souhaitent une pratique médicale complexe et un exercice tourné vers la recherche clinique.
La chirurgie orale :
au carrefour de l'odontologie et de la chirurgie
- Durée de l'internat : 4 ans
- Diplôme obtenu : DESCO - Diplôme d'Études Spécialisées en Chirurgie Orale
- Durée totale du cursus : 9 ans après le baccalauréat
- La chirurgie orale se situe à l'interface de l'odontologie et de la chirurgie maxillo-faciale (qui relève, elle, du cursus médical). Les deux disciplines collaborent étroitement dans les CHU pour la prise en charge des cas les plus lourds.
- Odontologie
Les facultés d'odontologie :
où étudier en France ?
| Ville ↕ | Université ↕ | Particularités ↕ |
|---|
- Important : Le nombre de places dans chaque faculté est fixé annuellement par arrêté ministériel dans le cadre du numerus apertus. Il varie d'une année sur l'autre. Consultez Parcoursup et le site de votre UFR pour les données actualisées.
- Odontologie
Débouchés après le diplôme :
comment exercer ?
L'installation en
cabinet libéral
C’est le mode d’exercice choisi par la grande majorité des chirurgiens-dentistes en France. Le praticien peut s’installer seul, en association avec un ou plusieurs confrères, ou en maison de santé pluriprofessionnelle. L’installation en libéral implique de gérer à la fois la pratique clinique et la dimension entrepreneuriale du cabinet : recrutement d’un assistant dentaire, gestion des équipements, relations avec les mutuelles et la CPAM, investissement dans les nouvelles technologies.
Depuis la convention nationale de 2023, des aides à l’installation sont disponibles dans les zones sous-dotées en chirurgiens-dentistes, que l’Assurance Maladie désigne comme « zones d’actions complémentaires » ou « zones d’intervention prioritaire ». La Franche-Comté compte plusieurs territoires concernés, ce qui peut représenter une opportunité concrète pour les jeunes diplômés de Besançon souhaitant s’installer rapidement sans attendre de constituer une patientèle longue durée.
Le salariat en
centre de santé ou en clinique
L'exercice
hospitalier
L'enseignement et
la recherche
La collaboration et
le remplacement
- Odontologie
Quel revenu pour un
chirurgien-dentiste ?
Mode d’exercice | Début de carrière | En milieu / Fin de carrière |
|---|---|---|
Omnipraticien libéral | ~ 45 000 € à 60 000 € bruts/an
(~ 3 800 € à 5 000 € bruts/mois) | ~ 90 000 € à 120 000 € bruts/an
(~ 7 500 € à 10 000 € bruts/mois) |
Orthodontiste Spécialité | ~ 50 000 € à 70 000 € bruts/an
(~ 4 200 € à 5 800 € bruts/mois) | ~ 100 000 € à 130 000 € bruts/an
(~ 8 300 € à 10 800 € bruts/mois) |
Médecine bucco‑dentaire Spécialité | ~ 45 000 € à 65 000 € bruts/an
(~ 3 800 € à 5 400 € bruts/mois) | ~80 000 € à 120 000 € bruts/an
(~ 6 700 € à 10 000 € bruts/mois) |
Chirurgie orale Spécialité | ~ 50 000 € à 75 000 € bruts/an
(~ 4 200 € à 6 200 € bruts/mois) | ~ 100 000 € à 140 000 € bruts/ an
(~ 8 300 € à 11 700 € bruts/mois) |
Salarié Centre de santé | ~ 35 000 € à 50 000 € bruts/an
(~ 2 900 € à 4 200 € bruts/mois) | ~ 55 000 € à 80 000 € bruts/an
(~ 4 600 € à 6 700 € bruts/mois) |
Praticien hospitalier | ~ 55 000 € à 70 000 € bruts/an
(primes incluses) | ~ 80 000 € à 100 000 € bruts/an |
- Rappel : Les revenus du libéral sont des chiffres bruts avant charges (cotisations URSSAF, retraite CARCDSF, assurance RC professionnelle, charges de cabinet : loyer, matériel, assistant dentaire, consommables…). Les charges d'un cabinet dentaire libéral représentent en moyenne 50 à 60 % du chiffre d'affaires brut. Le revenu net effectif est donc sensiblement inférieur aux chiffres bruts indiqués.
- Odontologie
Qualités et
aptitudes
- L'odontologie est une discipline qui sélectionne autant par les études que par les aptitudes naturelles. Voici ce que les praticiens expérimentés identifient comme les qualités vraiment déterminantes :
- Dextérité et précision manuelle : travailler dans la cavité buccale, sur des structures de quelques millimètres, avec des instruments fins et dans un champ opératoire difficile d'accès, exige une motricité fine développée. Cette aptitude est en partie innée, mais elle se cultive et s'améliore considérablement avec la pratique.
- Résistance posturale : les chirurgiens-dentistes travaillent assis ou debout en position penchée, souvent des heures consécutives. Les troubles musculo-squelettiques (dos, épaules, poignets) sont un risque professionnel réel. Une bonne hygiène posturale et physique est indispensable dès le début de la carrière.
- Sens de la relation patient : la dentisterie génère une anxiété spécifique chez de nombreux patients. Savoir les accueillir, les rassurer, les informer clairement sur les traitements et gérer les situations de douleur ou de panique fait partie des compétences fondamentales du praticien.
- Rigueur scientifique et mise à jour continue : les protocoles évoluent rapidement. Les nouveaux matériaux, les nouvelles techniques numériques (empreintes optiques, CFAO, implantologie guidée) imposent une formation continue régulière tout au long de la carrière.
- Rigueur scientifique et mise à jour continue : en libéral, le chirurgien-dentiste est aussi un chef d'entreprise. Gérer un planning, encadrer un ou plusieurs assistants dentaires, investir dans des équipements coûteux, suivre sa comptabilité : ces dimensions non cliniques occupent une part non négligeable du quotidien.
- Odontologie
Questions fréquentes sur
les études d'Odontologie
Combien coûte l'installation d'un cabinet dentaire ?
- L'investissement varie selon que vous créez un cabinet de zéro ou que vous en rachetez un existant :
- Une création neuve bien équipée (fauteuil, radiologie, stérilisation, numérique) représente entre 150 000 et 350 000 €.
- Le rachat d'un cabinet existant se négocie généralement entre 80 % et 120 % du chiffre d'affaires annuel, soit souvent entre 300 000 et 500 000 € pour un cabinet actif.
- Dans les deux cas, le financement par emprunt bancaire est la norme, et les banques financent volontiers les chirurgiens-dentistes en raison de la solidité prévisible de leurs revenus. Des aides à l'installation existent également dans les zones sous-dotées, via l'Assurance Maladie et les collectivités locales.
Un chirurgien-dentiste français peut-il exercer à l'étranger ?
- Dans l'Union européenne, le diplôme français est reconnu automatiquement dans tous les États membres. Il suffit de s'inscrire à l'ordre professionnel local et de justifier d'une maîtrise de la langue. Le Luxembourg, la Belgique et la Suisse sont des destinations fréquemment choisies pour leurs conditions d'exercice attractives.
- Hors UE, les démarches sont plus complexes : certains pays imposent des examens de validation, une période de formation complémentaire ou une procédure de reconnaissance au cas par cas. Les États-Unis, le Canada et les pays du Golfe ont leurs propres procédures d'équivalence, souvent longues et sélectives.
Le numérique va-t-il transformer le métier de chirurgien-dentiste ?
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