Études de chirurgie dentaire à Besançon :
cursus, spécialisations et débouchés

À Besançon, les études de chirurgie dentaire s’effectuent à l’UFR Santé de l’Université de Franche-Comté. Ce guide vous présente de façon complète le cursus d’odontologie.

Le métier
de chirurgien-dentiste

Le chirurgien-dentiste est un professionnel de santé à part entière, habilité à diagnostiquer, prévenir et traiter les pathologies de la cavité buccale, des dents, des gencives, des mâchoires et des tissus environnants. Son champ d’intervention est à la fois médical, chirurgical, prothétique et esthétique.
Contrairement à une idée reçue encore tenace, l’odontologie ne se limite pas aux soins des caries. Le chirurgien-dentiste intervient sur des problématiques complexes (infections maxillo-faciales, pathologies parodontales sévères, chirurgies implantaires, traitements endodontiques avancés, réhabilitations prothétiques complètes) et joue un rôle croissant dans le dépistage de pathologies générales dont les premières manifestations sont bucco-dentaires : diabète, maladies cardiovasculaires, troubles auto-immuns.

Sommaire

Le cursus d'odontologie :
6 ans de formation

Les études de chirurgie dentaire durent au minimum 6 ans après le baccalauréat pour un exercice en omnipratique, et jusqu’à 9 ans pour les étudiants qui choisissent une spécialisation via l’internat. Le cursus s’organise en trois cycles progressifs, chacun sanctionné par un diplôme universitaire.
Cycle
Durée
Contenu
Diplôme
1er cycle
3 ans (bac+1 à bac+3)
Sélection + sciences odontologiques fondamentales
DFGSO (grade licence)
2ème cycle
2 ans (bac+4 à bac+5)
Professionnalisation clinique
DFASO (grade master)
3ème cycle (court)
1 an (bac+6)
Exercice général (omnipratique)
Diplôme d’État de Chirurgien-Dentiste
3ème cycle (long)
3 à 4 ans (bac+6 à bac+9)
Internat (spécialisation)
DES (Orthodontie, Chirurgie orale ou MBD)

Premier cycle :
de la sélection aux fondamentaux

L'entrée en odontologie :
PASS ou LAS ?

2ème et 3ème année :
poser les bases médicales et manuelles

Deuxième cycle :
la professionnalisation clinique

4ème et 5ème année :
apprendre à soigner de vrais patients

Troisième cycle :
exercice général ou spécialisation ?

À l’issue du deuxième cycle, l’étudiant se trouve à un carrefour : exercer en omnipratique dès la 6ème année, ou s’engager dans une spécialisation par la voie de l’internat. Ce choix engage la suite de toute la carrière.

Le cycle court :
devenir chirurgien-dentiste en 6 ans

Le cycle court d’un an prépare à l’exercice général de la chirurgie dentaire. L’étudiant consolide ses compétences cliniques, réalise des actes de plus en plus complexes et autonomes, et prépare et soutient sa thèse d’exercice pour obtenir le Diplôme d’État de Chirurgien-Dentiste.

Ce diplôme ouvre immédiatement l’accès à l’exercice professionnel : installation en cabinet libéral, poste salarié en centre de santé, exercice hospitalier ou collaboration avec un praticien. L’omnipraticien peut prendre en charge l’ensemble des actes bucco-dentaires courants tels que les soins conservateurs, extractions simples, prothèse, parodontologie, pédodontie et orienter les cas complexes vers des spécialistes.

Le cycle long :
l'internat pour se spécialiser

L’internat d’odontologie est accessible sur concours national à l’issue du deuxième cycle. Il ouvre l’accès à trois spécialités reconnues par le Conseil National de l’Ordre des Chirurgiens-Dentistes. C’est la voie des étudiants qui souhaitent se concentrer sur un domaine précis, exercer dans des structures hospitalières ou universitaires, ou développer une pratique spécialisée à forte valeur ajoutée.

Les trois spécialisations
accessibles par l'internat

L'orthopédie dento-faciale :
corriger, aligner, équilibrer

L’orthopédie dento-faciale (ODF), communément appelée orthodontie, traite les malocclusions dentaires et les dysmorphoses dento-squelettiques. C’est-à-dire les problèmes d’alignement des dents et les déséquilibres entre les mâchoires supérieure et inférieure.

L’orthodontiste intervient à tous les âges : dès l’enfance pour guider la croissance osseuse, à l’adolescence pour corriger les malpositions dentaires, et chez l’adulte pour des traitements orthodontiques purs ou en préparation d’une chirurgie orthognathique combinée. Son arsenal thérapeutique comprend les appareils fixes (brackets métalliques ou esthétiques), les appareils amovibles, les aligneurs transparents (type Invisalign) et les dispositifs d’ancrage osseux.

La médecine bucco-dentaire :
explorer la complexité

La médecine bucco-dentaire (MBD) est une spécialité médicale à part entière, centrée sur le diagnostic et la prise en charge des pathologies complexes de la cavité buccale qui dépassent le champ de l’omnipratique courante.

Le spécialiste en MBD traite les infections bucco-dentaires sévères, les pathologies des muqueuses (ulcérations, leucoplasies, lichens, tumeurs bénignes), les troubles de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM), les douleurs oro-faciales chroniques, les complications bucco-dentaires des traitements oncologiques (radiothérapie cervico-faciale, chimiothérapie), et assure le suivi bucco-dentaire des patients immunodéprimés ou polymédicamentés.

La chirurgie orale :
au carrefour de l'odontologie et de la chirurgie

La chirurgie orale est la spécialité chirurgicale de l’odontologie. Le chirurgien oral réalise des interventions complexes sur les dents, les os maxillaires et les tissus mous de la cavité buccale : extractions de dents incluses ou retenues, avulsions de dents de sagesse compliquées, chirurgies pré-implantaires (greffes osseuses, élévations du plancher sinusien), poses d’implants, biopsies des muqueuses buccales, kystes des maxillaires, traumatismes alvéolo-dentaires.

Les facultés d'odontologie :
où étudier en France ?

Les formations en odontologie sont dispensées dans 16 facultés réparties sur l’ensemble du territoire. Voici la liste complète :
Tableau des villes et établissements 2025
Ville Université Particularités

Débouchés après le diplôme :
comment exercer ?

L'installation en
cabinet libéral

C’est le mode d’exercice choisi par la grande majorité des chirurgiens-dentistes en France. Le praticien peut s’installer seul, en association avec un ou plusieurs confrères, ou en maison de santé pluriprofessionnelle. L’installation en libéral implique de gérer à la fois la pratique clinique et la dimension entrepreneuriale du cabinet : recrutement d’un assistant dentaire, gestion des équipements, relations avec les mutuelles et la CPAM, investissement dans les nouvelles technologies.

Depuis la convention nationale de 2023, des aides à l’installation sont disponibles dans les zones sous-dotées en chirurgiens-dentistes, que l’Assurance Maladie désigne comme « zones d’actions complémentaires » ou « zones d’intervention prioritaire ». La Franche-Comté compte plusieurs territoires concernés, ce qui peut représenter une opportunité concrète pour les jeunes diplômés de Besançon souhaitant s’installer rapidement sans attendre de constituer une patientèle longue durée.

Le salariat en
centre de santé ou en clinique

De plus en plus de chirurgiens-dentistes choisissent un exercice salarié, notamment en début de carrière ou comme mode d’exercice durable. Les centres de santé dentaires (gérés par des mutuelles, des collectivités ou des associations) offrent une stabilité salariale, des horaires définis et l’absence de charges de gestion. Les cliniques privées proposent des conditions similaires avec parfois des rémunérations plus élevées.

L'exercice
hospitalier

Le chirurgien-dentiste peut exercer comme praticien hospitalier (PH) ou praticien attaché dans un CHU ou un centre hospitalier. L’exercice hospitalier est particulièrement indiqué pour les spécialistes (chirurgie orale, MBD) qui traitent des cas complexes, souvent orientés par des confrères libéraux. Il combine pratique clinique, enseignement et parfois activité de recherche.

L'enseignement et
la recherche

Les enseignants-chercheurs en odontologie (MCU-PH, PU-PH) exercent au sein des facultés d’odontologie et des CHU. Ils combinent activité clinique, enseignement auprès des étudiants et travaux de recherche fondamentale ou clinique. Cette voie, accessible après l’internat et un doctorat de recherche, est minoritaire mais offre une carrière intellectuellement très riche.

La collaboration et
le remplacement

Avant de s’installer, de nombreux jeunes diplômés exercent comme collaborateurs (statut libéral dans le cabinet d’un praticien installé) ou comme remplaçants (couverture temporaire d’un cabinet pendant une absence). Ces modes d’exercice permettent d’acquérir de l’expérience, de découvrir différentes organisations de cabinet et de constituer progressivement son réseau professionnel avant une installation en propre.

Quel revenu pour un
chirurgien-dentiste ?

La chirurgie dentaire figure parmi les professions libérales de santé les mieux rémunérées. Les revenus varient cependant très significativement selon le mode d’exercice, la spécialité éventuelle, la localisation du cabinet et le volume d’activité.
Mode d’exercice
Début de carrière
En milieu / Fin de carrière
Omnipraticien libéral
~ 45 000 € à 60 000 € bruts/an
(~ 3 800 € à 5 000 € bruts/mois)
~ 90 000 € à 120 000 € bruts/an
(~ 7 500 € à 10 000 € bruts/mois)
Orthodontiste Spécialité
~ 50 000 € à 70 000 € bruts/an
(~ 4 200 € à 5 800 € bruts/mois)
~ 100 000 € à 130 000 € bruts/an
(~ 8 300 € à 10 800 € bruts/mois)
Médecine bucco‑dentaire Spécialité
~ 45 000 € à 65 000 € bruts/an
(~ 3 800 € à 5 400 € bruts/mois)
~80 000 € à 120 000 € bruts/an
(~ 6 700 € à 10 000 € bruts/mois)
Chirurgie orale Spécialité
~ 50 000 € à 75 000 € bruts/an
(~ 4 200 € à 6 200 € bruts/mois)
~ 100 000 € à 140 000 € bruts/ an
(~ 8 300 € à 11 700 € bruts/mois)
Salarié Centre de santé
~ 35 000 € à 50 000 € bruts/an
(~ 2 900 € à 4 200 € bruts/mois)
~ 55  000 € à 80 000 € bruts/an
(~ 4 600 € à 6 700 € bruts/mois)
Praticien hospitalier
~ 55 000 € à 70 000 € bruts/an
(primes incluses)
~ 80 000 € à 100 000 € bruts/an

Qualités et
aptitudes

Questions fréquentes sur
les études d'Odontologie

C’est déjà en cours. Les empreintes optiques remplacent progressivement les empreintes classiques à l’alginate, la CFAO (Conception et Fabrication Assistées par Ordinateur) permet de concevoir et fabriquer des prothèses en quelques heures, et la chirurgie implantaire guidée par imagerie 3D améliore la précision des poses d’implants. L’intelligence artificielle commence à s’intégrer dans l’analyse des radios panoramiques pour détecter automatiquement les caries, les pertes osseuses ou les lésions. Ces évolutions ne remplacent pas le praticien, elles renforcent sa précision et sa productivité. Se former à ces outils dès les études, et continuer à se former tout au long de la carrière, devient incontournable.

En savoir plus

Vous souhaitez en savoir plus ? Pour toutes informations complémentaires, veuillez nous contacter par téléphone au 03 81 82 10 50 ou par e-mail à besancon@biomedal.fr.

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